GLOSSAIRE DES TERMES TECHNIQUES
Par ordre alphabétique

ADPCM (algorithme non standardisé)

L’ADPCM (Adaptive Differential Pulse Code Modulation, ou Modulation par impulsions et codage différentiel adaptatif, ou encore MICDA) est un algorithme non standardisé de compression de données avec pertes. L’algorithme repose sur la présence d’un schéma de prédiction et d’un codage des erreurs entre la prédiction et le signal original. Les erreurs étant souvent de faibles magnitudes, une compression intéressante est possible grâce à la diminution des bits nécessaires à l’opération. Dans le cas de l'ADPCM, ce codage est dynamique et tient compte de la grandeur des erreurs en modifiant le pas de quantification.

AIF (conteneur audio)

AIF est la contraction de Audio Interchange File. C'est un type de fichier audio développé par Apple Computer pour ordinateurs personnels en 1988 et basé sur le fichier d'échange (IFF) développé par les systèmes Electronic Arts / Amiga. C'est une dérivation big-endian de l'IFF et est largement utilisé dans Mac OS.

AIF utilise des morceaux pour stocker des données, et chaque morceau est identifié par un ID de morceau. Les parties communes et les parties sonores sont des parties obligatoires. Les repères (marqueurs/tags) comme les commentaires, noms, auteurs, droits d'auteur, instruments, annotations, enregistrements audio, MIDI et morceaux d'application, sont utilisés optionnellement.

Le AIF est un type de fichier sans perte (Conteneur audio) qui utilise une modulation de code de pouls non compressé () et conserve des informations audio de très haute qualité. Par conséquent, AIFF est utilisé dans l'édition audio et vidéo de haute qualité basée originellement sur les systèmes Mac.

Étant donné qu'il ne s'agit pas d'un type de fichier compressé, la taille des fichiers audio a tendance à être bien supérieure à celle des fichiers compressés tels que les MP3. AIF a une variante comprimée qui utilise différents codecs de compression, appelée AIF-C, et son extension AIFC.

Asymétrique et symétrique (câblage)

Les câbles symétriques sont relativement immunisés contre le bruit parasite produit par des interférences. Ils possèdent 3 fils : un point chaud, un point froid et une masse. Tandis que les câbles asymétriques n’en ont que deux : un point chaud et une masse. La présence du point froid est l’élément qui permet de limiter les parasites.

Bass Trap (absorption acoustique)

Un piège à basses, ou Bass Trap, est un élément physique intégré au studio. C'est un absorbeur d'angle de basse, appelé piège d'angle ou simplement absorbeur d'angle. Celui-ci est placé dans les coins de la pièce, car c'est là que les basses fréquences s'accumulent le plus souvent. L'architecture d'une salle joue également un rôle majeur dans la gamme des basses. Au moyen du piège à basses ou de l'absorbeur de basses, on obtient une bonne prise sur les problèmes relatifs à la gamme de fréquences inférieures.

Notez que plus une fréquence est basse dans le spectre audio, plus il sera nécessaire d'utiliser des Bass Trap de forte épaisseur pour améliorer le taux d'absorption. Les "Bass Trap" conventionnels en mousse proposés à la vente sur certains sites marchands non spécialisés, et ne mesurant qu'une dizaine de centimètres d'épaisseur, ne conviennent pas pour une utilisation professionnelle et n'absorbent en réalité qu'une partie des hautes fréquences. Nombre de produits ainsi proposés à la vente ne sont en réalité d'aucune efficacité réelle et utilisent le marketing et la publicité mensongère pour vendre leurs produits.

Bitrate (résolution du débit binaire)

L'audio numérique est constituée d'informations numériques. Ces informations peuvent être denses ou clairsemées, de haute ou basse qualité. Le débit binaire est le terme employé pour décrire la quantité de données transférées au format audio. En général, plus le débit binaire est élevé, meilleure est la qualité audio. Le débit binaire détermine la fidélité audio. Si la qualité audio de votre enregistrement est optimale mais que vous le lisez à un faible débit binaire, le son sera de qualité médiocre. Il est essentiel de comprendre le débit binaire pour l'enregistrement, la production et la distribution audio. Pour maîtriser le débit binaire, il faut aussi apprendre de quoi est constitué un fichier audio et quels sont les différents types de fichiers audio.

  • La fréquence d'échantillonnage est le nombre de fois par seconde qu'un échantillon audio est prélevé, c'est-à-dire le nombre d'instances par seconde qu'il faut à l'équipement d'enregistrement pour transformer le son en données. La plupart des fichiers audio numériques ont une fréquence d'échantillonnage de 44,1 kHz, la même que celle des CD audio. Autrement dit, l'audio est échantillonné 44 100 fois par seconde durant l'enregistrement. Pendant la lecture audio, l'équipement reconstruit le son 44 100 fois par seconde. Pour information, tous les échantillons ne contiennent pas la même quantité d'informations.

  • La résolution est le nombre de bits contenus dans chaque échantillon, c'est-à-dire la richesse en informations de chacun de ces 44 100 éléments audio. Une fréquence d'échantillonnage couplée à une résolution élevée augmentent la quantité d'informations contenues dans un fichier audio, et donc sa taille. À l'instar des photos haute résolution, les fichiers audio ayant une fréquence d'échantillonnage et une résolution élevées contiennent plus de détails. Et un haut niveau de détail nécessite généralement un débit binaire élevé.

Le bon débit binaire d'un fichier dépend de l'utilisation que vous souhaitez faire de ce fichier et du mode de diffusion audio. Un débit binaire élevé produit généralement un son de haute qualité, à condition que la fréquence d'échantillonnage soit toute aussi élevée que le débit binaire. Globalement, plus il y a d'informations, meilleure est la qualité du son. Le débit binaire des CD audio est toujours de 1 411 kilobits par seconde (Kbit/s). Le format MP3 peut aller de 96 à 320 Kbit/s et les services de streaming, tels que Spotify, vont de 96 à 160 Kbit/s.

Bien que les audiophiles recherchent les débits binaires élevés, ceux-ci ne sont pas toujours préférables. Gardez à l'esprit que votre fichier audio numérique va devoir composer avec des goulets d'étranglement. Si les auditeurs le téléchargent ou l'écoutent sur des formats audio physiques, vous pouvez vous permettre d'avoir un débit binaire élevé. S'ils l'écoutent en streaming, vous souhaiterez probablement avoir un débit binaire un peu moins élevé pour faciliter sa diffusion. Toutefois, en dessous de 90 Kbit/s, l'oreille humaine, même non entraînée, remarquera une baisse significative de qualité.

En outre, un fichier haute fidélité à débit binaire élevé ne sert à rien s'il n'est pas lu sur un équipement de qualité. Si les utilisateurs écoutent votre fichier audio sur des écouteurs ou des casques bon marché, ils ne profiteront pas pleinement du son haute fidélité. Le débit binaire de qualité CD, qui est relativement élevé, produit un son optimal sur un système stéréo de qualité professionnelle capable de restituer fidèlement les hautes et basses fréquences, prises en charge par un débit binaire de 1 411 Kbit/s. La plupart des écouteurs, ainsi que de nombreux hauts-parleurs d'ordinateur, ne sont pas capables de restituer ces fréquences.

Lorsque vous commencez un projet audio, essayez d'obtenir la meilleure qualité d'enregistrement possible, avec une fréquence d'échantillonnage et une résolution élevées. Pour la production audio, demandez-vous comment l'auditeur interagira avec le son. Quel que soit le type de contenu audio que vous créez, conservez toujours vos meilleurs fichiers pour les tester avec les nouvelles technologies. Les futurs formats audio pourraient nécessiter des débits binaires supérieurs, et les connexions ou l'équipement futurs pourraient fournir un son haute fidélité. Il est tout à fait possible qu'au cours de la prochaine décennie, l'équipement audio grand public soit capable de restituer des débits binaires supérieurs à 160 Kbits. C'est pourquoi il est recommandé de conserver vos anciens fichiers non compressés. Il est toujours possible de convertir des fichiers non compressés dans un nouveau format.

Savoir quel type de fichiers utiliser n'est qu'une partie de la production audio. Une fois que vous aurez appris à utiliser un égaliseur graphique et que vous saurez mixer de la musique, vous améliorerez considérablement votre production audio, quel que soit le débit binaire.

Compresseur (effet dynamique)

Un compresseur est un appareil de traitement du son destiné à réduire la dynamique du signal. C'est un effet audio analogique ou numérique qui réduit le niveau des parties du signal qui dépassent durablement un seuil déterminé par l'utilisateur. Les compresseurs se présentent sous forme matérielle, comme une unité rackable, une pédale d'effet, un module intégré à une console de mixage analogique, ou sous forme logicielle comme dans le cas des greffons audio de station audio-numérique.

Corrélateur de Phase (outil de mesure)

Le corrélateur de phase mesure en temps-réel le degré de similitude (ou corrélation) entre les canaux audio gauche et droit, à l'aide de plusieurs types de vu-mètres. Le plus connu d'entre eux est un indicateur vertical partant de -1 (en bas) jusqu'à +1 (en haut) en passant par 0 (au centre).

Lorsque l'audio dans les canaux gauche et droit est similaire, l'indicateur se déplace vers le haut (+1). Le cas extrême est celui où les canaux gauche et droit sont exactement les mêmes, auquel cas la corrélation est +1 et le compteur serait positionné jusqu'en haut. Lorsque les canaux gauche et droit sont différents, le compteur se déplace vers le bas (entre 0 et +1). Le cas extrême ici serait que la gauche et la droite soient exactement déphasées, auquel cas la mesure serait positionnée jusqu'en bas (-1).

En général, la plupart des enregistrements ont des corrélations de phase dans la région 0 à +1. Une brève lecture vers la moitié inférieure du compteur n'est pas nécessairement un problème, mais pourrait représenter un problème de compatibilité mono possible (faire très attention pour le mastering sur support vinyle).

Remarque : lorsqu'on applique un élargissement stéréophonique multibande ou bien une largeur de réverbération plus importants, la corrélation de phase aura tendance à se rapprocher davantage de la moitié inférieure du vu-mètre (-1 à 0), car les canaux gauche et droit deviendront plus larges ou moins similaires. Généralement, un corrélateur de phase procure une fonction pour vérifier la compatibilité mono et phase. Cela fournit un résumé de la sortie en mono.

Le corrélateur de phase est un outil de mesure systématiquement utilisé en mastering audio.

DAC (digital to analog converters)

Un DAC prend des données numériques et les transforme en signal audio analogique. Ensuite, il envoie ce signal analogique à un amplificateur. Lorsque vous entendez des enregistrements numériques, vous écoutez en réalité un signal analogique converti du numérique par un DAC. Comme pour la plupart des choses liées à l'audio, un DAC n'est pas nécessairement aussi bon qu'un autre DAC. Par exemple, votre smartphone ne contient qu'un DAC très basique. Il produit un son « correct » pour que vous puissiez poursuivre une conversation, mais il n'est pas optimal pour tirer le meilleur parti de vos enregistrements musicaux préférés.

En optant pour un DAC externe ou hors-bord, vous pouvez profiter d'une qualité sonore bien supérieure à celle produite par la carte son de votre appareil. Le résultat ? Une qualité sonore sensiblement meilleure qui améliore votre expérience d'écoute globale. C'est un investissement rentable. Le DAC est souvent considéré par les ingénieurs du son comme la pièce maîtresse de leur studio de mastering.

DAW (station audionumérique)

Une station audionumérique (DAW = Digital Audio Workstation) désigne une station de travail basée sur des composants optimisés pour l'acquisition et le traitement numérique du son. Elles ont été conçues pour enregistrer, éditer, manipuler, créer et lire des contenus audionumériques mais le concept a évolué avec l'importance prise par l'informatique distribuée au travers de protocoles standards de l'internet. Avec l'évolution des ordinateurs et des réseaux, le DAW est utilisé tant en musique que dans l'ingénierie du son et l'audiovisuel.

Dé-Esseur (effet dynamique)

Le dé-esseur est un compresseur associé à un égaliseur permettant la diminution des sur une voix. Il peut également être utilisé sur des instruments de musique comme les cymbales et les guitares électriques. Sur le vocal, le dé-esseur empêche la saturation des hautes fréquences lors de la prononciation d'un « S ».

Delay (effet dynamique)

Le delay permet de répéter un signal audio, très utile pour simuler un écho.

DDP (format protocolaire)

Le DDP, ou Protocole de Description de Disque est un format permettant de spécifier le contenu des disques optiques, y compris les CD et les DVD. Ce fichier est couramment utilisé pour la livraison de pré-masters de disque pour le pressage et la duplication. C'est un format propriétaire qui est la propriété de DCA (Doug Carson & Associates).

Le DDP doit contenir 4 parties :

  • Image(s) audio au format *.DAT
  • Identifiant DDP (DDPID)
  • Descripteur de flux DDP (DDPMS)
  • Descripteur de sous-code (PQDESCR)

Un fichier texte facultatif, contenant les titres des pistes et les timings, peut également être inclus (CD-TEXT).

Dithering (technique de conversion)

Si vous créez un fichier 16-bit à partir d'un master qui dispose d'une profondeur de bits (bitrate) plus élevée (24, 32 ou 64-bit), il faut impérativement appliquer un dithering au moment de l'exportation du résultat en 16-bit. Le dither ajoute une petite quantité indétectable de bruit contrôlé au signal pour protéger l'oreille humaine contre la distorsion de quantification qui résulte de la réduction du word-length.

Le dithering est une technique d'amélioration de données du son numérique basée sur une application volontaire de bruit au signal d'entrée, pour permettre la reproduction de niveaux inférieurs au seuil de quantification et remplacer de la distorsion par une légère élévation du bruit de fond, moins sensible à l'oreille.

Le dithering (tramage ou dépolissage) est l'application à l'audio du principe de résonance stochastique. Il s'applique dans la conversion analogique-numérique, dans la requantification du signal numérique après les opérations de traitement du signal effectuées avec une résolution supérieure, et dans les conversions de fréquence d'échantillonnage. C'est souvent l'une des dernières étapes de la production audio d'un disque compact.

EAN / UPC (code protocolaire)

Le code EAN (European Article Numbering) est un code-barres utilisé par le commerce et l'industrie conformément aux spécifications d’EAN International, organisme aujourd'hui remplacé par GS1. Il est connu en France sous le nom de GENCODE, à tort, puisque GENCOD était le nom de l'organisme français chargé de sa régulation nationale. Historiquement, le code EAN est dérivé du code universel des produits (UPC, ou Universal Product Code) développé dans les années 1970 par George Laurer. La dénomination actuelle est GTIN (Global Trade Item Number). 

Écrêtage (clipping)

En numérique, l'écrêtage (ou Clipping) consiste à pousser l'amplitude d'un signal audio dans le rouge, au-delà de la limite de 0dB. La saturation numérique qui en découle écrase la forme d'onde, et tout ce qui dépasse 0dB est irrécupérable après un enregistrement en 16 ou 24-bits. Seule une résolution de 32-bits flottant (ou supérieur) permet une récupération intégrale du signal sans saturation ni distorsion. Attention car la notion d'écrêtage diffère complètement si le type de signal est numérique ou analogique.

Égaliseur (filtre)

Un égaliseur (equalizer, equaliser ou « EQ » en anglais) ou encore correcteur de timbre, est un appareil ou logiciel de traitement du son. Il permet de filtrer ou d'amplifier différentes bandes de fréquences composant un signal audio. Ce type de traitement peut être utilisé lors d'une prise de son, d'un mixage ou d'une sonorisation et en studio de mastering. L'égaliseur peut être analogique ou numérique, sous forme d'équipement hardware ou de logiciel.

EP (extended play)

Un EP est un enregistrement étendu comparativement au SP. Entre 3 et 6 titres gravés sur un disque vinyle de 17 cm de diamètre (7"). Il tourne la plupart du temps à 45 tours/minute, mais il en existe aussi en 33 tours/minute.

Expander (effet dynamique)

L'expander augmente la dynamique d'un signal en diminuant les niveaux faibles ou en amplifiant les niveaux forts (voire les deux).

Fondamentale (fréquence / key)

Aidé par un analyseur de spectres spécifique, l'ingénieur mastering peut déduire la fréquence fondamentale d'un titre en recherchant la note la plus basse. Cette fondamentale va l'aider à travailler le registre des basses fréquences. Toutes les résonances et harmoniques dans la tranche du bas devraient être en relation avec la tonalité du titre. Par exemple, si le bass drum contient une fréquence très basse à 32Hz et que la chanson est en Ré#, soit à 38,89Hz, il va se créer un conflit de dissonance harmonique. Même si on a parfois du mal à entendre ce conflit sur des enceintes ordinaires, cependant ce conflit harmonique existe et peut considérablement diminuer l'impact et la clarté des basses fréquences situées sous les 300 Hz, car c'est un registre qui transporte énormément d’énergie. Or, l’art du mastering consiste (entre autres choses) à faire converger cette énergie sonore en un point. Ensuite, il sera beaucoup plus facile d’obtenir des niveaux forts sans pour autant devoir compresser/limiter outre mesure.

Glassmastering (pressage et duplication)

Grâce au fichier DDP généré lors de l'étape du , une usine de pressage utilisera une matrice appelée « DDP Glassmaster » préalablement créée par un studio de mastering. Cette matrice sert au pressage et à la duplication de l'album sur support CD. Ce travail est réalisé par une société spécialisée dans le pressage et la duplication de CD's. De ce travail émane une source « Glassmaster ». Pour les disques vinyles, le nom simplifié de « Master » est couramment employé étant donné que certaines sociétés n'utilisent pas toujours un fichier DDP, préférant l'envoie direct de fichiers audio. Le terme de « Glassmastering » est plutôt réservé au pressage de CD / DVD.

Corsica Mastering n'est pas un prestataire de duplication de CD. Notre travail consiste avant tout à :
  • optimiser le son (mastering audio stéréo ou stems)
  • préparer l'album au pressage (mastering CD / Vinyle = matrice DDP)
S'en suivent le pressage et la duplication (glassmastering) par une usine spécialisée qui utilise l'image DDP que nous fournissons.

Imager (image stéréophonique)

L’image stéréo, c'est la position spatiale de sources sonores perçues à l’intérieur d’un signal audio. À l’instar du monde réel en 3D, l'image stéréo possède 3 dimensions :

  • 1/ La hauteur
    La hauteur du mixage détermine si le mix est haut ou bas. La hauteur est obtenue avec un bon usage des niveaux et des égaliseurs.

  • 2/ La largeur
    La largeur, c’est comment les sons bougent d’un côté du mix (ou des enceintes) vers l’autre. La largeur peut être obtenue de bien des façons, mais l’élément essentiel pour obtenir de la largeur, c’est le réglage de panoramique (panning).

  • 3/ La profondeur
    La profondeur dépend de l'usage des effets basés sur le temps comme la et le , pour créer une image profonde ou légère.
La première chose qui doit apporter une bonne image stéréo, c'est le mixage. Un Imager pourra ensuite en modifier les effets en jouant sur la stéréophonie du signal. Le contrôle de l'image stéréophonique est l'un des gros avantages du monde du traitement numérique. On l'utilise dans le cadre du mastering, mais on peut aussi l'utiliser sur des pistes individuelles. Le cumule de ces techniques apporte beaucoup au mixage et de fait le ressentis est meilleur après un mastering.

ISRC (code)

L'International Standard Recording Code, abrégé par le sigle ISRC, est un code unique d'identification mis en place par l'International Federation of Phonographic Industry (IFPI) pour identifier les enregistrements musicaux (sonores et audiovisuels) dans le monde entier. Il a été reconnu par l'ISO sous la norme ISO 3901. Le code ISRC est composé de 12 caractères alphanumériques. Ils correspondent :

  • sur 2 caractères : au pays du producteur du phonogramme (reprenant l'ISO 3166-1 alpha-2),
  • sur 3 caractères : au code unique assigné au producteur du phonogramme,
  • sur 2 caractères : aux 2 derniers chiffres de l’année de dépôt du phonogramme,
  • sur 5 caractères : au code assigné au phonogramme.

Les 4 parties sont séparées par un tiret : « - ». Lors de l’impression du code, la désignation « ISRC » doit toujours le précéder.
Exemple : ISRC FR-AB5-07-12345. 

Key (fréquence fondamentale)

Aidé par un analyseur de spectres spécifique, l'ingénieur mastering va déduire la fréquence fondamentale d'un titre en recherchant la note la plus basse. Cette fondamentale va l'aider à travailler le registre des basses fréquences. Toutes les résonances et harmoniques dans la tranche du bas devraient être en relation avec la tonalité du titre. Par exemple, si le bass drum contient une fréquence très basse à 32Hz et que la chanson est en Ré#, soit à 38,89Hz, il va se créer un conflit de dissonance harmonique. Même si on a parfois du mal à entendre ce conflit sur des enceintes ordinaires, cependant ce conflit harmonique existe et il va considérablement diminuer l'impact et la clarté des basses fréquences situées sous les 300 Hz, car c'est un registre qui transporte énormément d’énergie. Or, l’art du mastering consiste (entre autres choses) à faire converger cette énergie sonore en un point. Ensuite, il sera beaucoup plus facile d’obtenir des niveaux forts sans pour autant devoir compresser/limiter outre mesure.

Limiteur (effet dynamique)

Un limiteur est un appareil de traitement du son destiné à limiter le niveau du signal, afin par exemple de protéger un matériel audio d'une crête audio trop importante. Compresseur et limiteur ne sont pas différents dans le principe. Le limiteur est un compresseur ayant un ratio élevé et, généralement, un temps d'attaque court. La plupart des ingénieurs du son considèrent qu'à partir d'un taux de compression de 10:1 ou plus, le compresseur devient un limiteur.

LP (long play)

Un LP est un album musical au format vinyle qui peut contenir de 8 à 12 titres. Il est un équivalent de l'album CD, sauf qu'on utilise les initiales LP pour signifier qu'il s'agit d'un disque vinyle. Dans la plupart des cas il s'agit d'un vinyle de 30 cm de diamètre, soit 12 pouces, d’où son autre abréviation : 12". Il tourne à 33 tours/minute. On en trouve également de 25 cm de diamètre, soit 10 pouces (10"). Attention car l'abréviation LP est parfois utilisée pour désigner une parution sur Compact Disc.

Loudness (grandeur psychosensorielle)

Le loudness, ou sonie (bruyance) est une valeur numérique qui représente le volume sonore tel que perçu par l'être humain. C'est une grandeur psychoacoustique qui se rattache de façon complexe à la pression acoustique. Sur une chaîne Hi-Fi haute-fidélité, une télévision, un smartphone et autres appareils électroacoustiques, le volume sonore est la sonie du son produit.

Comme pour toutes les grandeurs psychosensorielles, les études psychoacoustiques sur la sonie sont basées sur des statistiques de résultats d'expérience, la perception variant d'un individu à l'autre, comme aussi la capacité à discerner et verbaliser les différences qui est susceptible d'apprentissage. Plutôt qu'une mesure, la sonie est un indicateur de volume sonore, pour lequel existent plusieurs méthodes d'évaluation.

Mastering Audio (traitement)

Le rôle du Mastering Audio est de sublimer le son en optimisant la dynamique, l'égalisation, la compression et d'autres paramètres clarificateurs qui viennent perfectionner l'ensemble et le rendre cohérent. C'est une étape cruciale située après l’enregistrement et le mixage en studio, et avant la duplication sur CD ou Vinyle (Glass-Mastering). C’est la dernière optimisation sonore d'un titre, lequel fait l'objet de multiples traitements audio pour adapter le son aux standards actuels du marché. Ce travail est réalisé par un ingénieur du son en studio de mastering. De ce travail émanera un « Pré-Master » qui sera utilisé lors de la prochaine étape : le .

NB : Corsica Mastering propose la prestation du mastering  et .

Mastering CD (matrice DDP protocolaire)

Une fois le  accompli, le Studio de Mastering va générer un fichier matriciel DDP (), pour préparer votre album à l'étape du . Il peut y avoir de légères retouches sonores lors de cette phase particulière, mais ce n'est pas systématique. En effet, il faudra s'assurer de l'homogénéité de l'ensemble. Par exemple, tous les titres d'un album doivent avoir une couleur sonore concordante. En règle générale, on règle l'égalisation, le volume et on s'assure que la corrélation de phase de chaque titre se balade entre 0 et 1. Quand ce n'est pas le cas, on ré-ajuste l'espace stéréophonique avec un Imager. Ce travail est réalisé par un ingénieur mastering. De ce travail émanera un « Master » qui sera utilisé lors de la prochaine étape : le .

Corsica Mastering propose la prestation du  (création d'une matrice DDP).

MasterSup (Master studio de qualité supérieure)

Un MasterSup est un mastering audio de très haute qualité studio. C'est-à-dire que son bitrate et sa fréquence d'échantillonnage sont bien plus élevés que la moyenne. Si vous créez une session de mixage 32-bit float avec une fréquence d'échantillonnage supérieure à 44.1 kHz (48, 96, 192 ou 384 kHz par exemple) et que vous en demandez un mastering, alors le studio pourrait se servir de ces taux élevés pour créer un MasterSup.

Ce type de Master doit être diffusé sur un matériel de très haute précision pour en ressentir les apports. Il représente avant tout une sauvegarde de très haute qualité, mais aussi un aboutissement qualitatif dont l'ingénieur mastering se sert pour créer une série de Sous-Master adaptés aux différents types de diffusion. Comparativement, tous les autres types de master deviennent des "sous-master", étant donné leur taux de conversion numérique vers un bitrate et une fréquence d'échantillonnage moins élevés.

Conséquemment, la création d'un MasterSup dépend de facteurs importants, relatifs à la qualité de la source reçue par le studio. Par exemple, un fichier conventionnel en 16-bit, 44.1 kHz, ne donnera pas lieu à la création d'un MasterSup, de par sa qualité CD conventionnelle. En conséquence, un MasterSup doit avoir, au minimum, les caractéristiques suivantes : 32-bit float, 48 kHz ou supérieur. Idéalement, une source en 32-bit, 96kHz ou supérieur, est préférable.

Par ordre "qualitatif", voici quelques types de master :
  • MasterSup (Père)
    Mastering audio de qualité studio en très haute résolution et fréquence d'échantillonnage très élevée.
  • Master CD (Enfant)
    Sous-master 16-bit de qualité CD conventionnelle.
  • Master Stream (Enfant)
    Sous-master de qualité 16/24-bit, adapté aux codecs destructifs du streaming.
  • Master Vinyle (Enfant)
    Sous-master de qualité 16/24-bit, relative au prestataire de pressage, à la qualité du vinyle, etc.
  • Master Radio (Enfant)
    Sous-master de qualité 16-bit, relative au format de diffusion, FM ou radio numérique.
  • Master TV (Enfant)
    Sous-master de qualité 16-bit, adaptée à la diffusion télévisuelle.
Notez que plus une fréquence d'échantillonnage est élevée, plus le spectre de la bande passante s'élargi. Augmenter la fréquence d'échantillonnage est l'un des moyens les plus efficaces pour utiliser une bande passante pouvant s'étaler jusqu'à 40 kHz et davantage. L'ingénieur mastering détecte instantanément lorsqu'un fichier audio dispose d'une bande passante supérieure à 20 kHz. S'il souhaite générer un MasterSup, il adapte sa session de mastering en conséquence.

Maximisation (effet dynamique)

Une maximisation audio est utile pour rendre une piste plus forte et lui donner plus de punch. Il est important d'appliquer la maximisation du volume (compression et limitation) pour augmenter le niveau moyen global - le volume perçu d'une chanson réside dans sa puissance RMS moyenne, et non dans son pic à la puissance de crête. La puissance RMS est la puissance réellement significative. RMS signifie Root Mean Square en anglais (racine de la moyenne du carré de la tension). Donc retenez que les watts RMS sont les vrais watts, c'est-à-dire la puissance disponible tout le temps en regime établi. Notez que toutes les musiques n'ont pas besoin d'un volume maximisé... Avant la maximisation de l'intensité sonore, une forme d'onde est assez inégale. Après la maximisation, la forme d'onde semble plus uniforme, avec une plage dynamique réduite et en conséquence, une augmentation de l'intensité (loudness) du volume ressenti.

Noise Gate (effet dynamique)

Le noise gate coupe le son en dessous d’un certain seuil pré-déterminé par l'utilisateur. Cela peut s'avérer utile, par exemple pour diminuer le souffle en coupant le son d'un instrument lorsqu'il ne joue pas. Un réglage précis est nécessaire pour éviter de couper trop tôt le son d'un instrument qui persiste dans la durée (fade out).

Passe-haut et Passe-bas (filtre)

Un filtre passe-haut atténue les fréquences en dessous d'une fréquence déterminée, appelée fréquence de coupure, en proportion de l'éloignement de cette fréquence, laissant intactes les autres. Inversement, un filtre passe-bas atténue les fréquences au-dessus de la fréquence de coupure, à proportion de son éloignement de cette fréquence. 

PCM (technique d'échantillonnage)

Le PCM (Modulation d'impulsion codée, ou Pulse Code Modulation) est une technique d'échantillonnage numérique d'un signal analogique où l'amplitude du signal est échantillonnée régulièrement à des intervalles uniformes. C'est utilisé pour les disques compacts (CD) et pour la production audio.

Plug-in (module additionnel)

En informatique, un plugin ou plug-in, aussi nommé module d'extension, module externe, greffon, plugiciel, ainsi qu'add-in ou add-on en France, est un logiciel conçu pour être greffé à un autre logiciel à travers une interface utilisateur prévue à cet effet, et apporter à ce dernier de nouvelles fonctionnalités. Le terme plugin provient de la métaphore de la prise électrique standardisée, et souligne le fait que le logiciel hôte est conçu pour accueillir des logiciels étendant ses fonctionnalités, par opposition aux ajouts non prévus initialement apportés à l'aide de correctifs (patchs). La plupart du temps, un plugin ne peut pas fonctionner seul, car ses fonctionnalités ne prennent sens qu'au sein du logiciel hôte qui l'héberge.

PQ (code de minutage)

Utilisés lors de la phase du Mastering CD, les codes PQ servent à insérer des repères sur chaque titre du CD. Il y a un index de début et un index de fin de titre (même si les morceaux du CD sont enchaînés). L’index de fin de titre sert principalement à connaître le minutage exact du titre. Chaque index (de début et de fin) a un « offset » de quelques millisecondes, permettant à votre lecteur CD de se positionner légèrement avant le morceau afin de ne pas entamer le début du titre qui démarre.

Red Book (norme standardisée)

Red Book, ou Compact Disc Digital Audio (CDDA) est le nom du standard des CD audio. En 1980, Philips et Sony en publient la première édition. Le Red Book est adopté par le Digital Audio Disc Committee et est normalisé par l'IEC 609081. Le nom Red Book (signifiant en français "livre rouge") vient de la couleur du livre contenant les spécifications physiques et sonores établies par Sony Corporation et Philips en 1980. Depuis, des extensions ont été publiées dont les spécifications ont été définies dans des livres de couleurs différentes, comme le Yellow Book (livre jaune) pour les CD-ROM. Toutes ces spécifications sont connues comme les Rainbow Books (livres arc-en-ciel). 

Réverbération (effet dynamique)

La réverbération permet de spatialiser une source sonore en simulant une pièce plus ou moins grande, selon les réglages.

Saturation (effet audio)

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les mixages réalisés sur du matériel analogique sonnaient si bien ? C'est parce que le passage des signaux à travers les circuits ajoute un caractère sonore appréciable. Un bon plug-in de saturation peut potentiellement émuler correctement ce phénomène. La saturation audio est un type de distorsion qui provient historiquement de la surcharge des composants physiques de l'équipement analogique. Le pompage de signaux à travers des tubes, des transformateurs ou des magnétophones, par exemple, s'avère agréable sur le plan sonore à l'oreille, car la saturation introduit deux nouveaux processus dans le signal d'origine : la compression et l'amélioration des harmoniques. La saturation dans la musique peut être utilisée comme un effet créatif tel que l'overdrive d'une basse, ou peut être le sous-produit plus subtil d'un signal traversant des circuits.

SP (short play)

Le SP est un enregistrement de courte durée que l'on nomme parfois "Single". Un à deux titres gravés sur un disque vinyle, donc un titre par face. Il mesure généralement 17 cm de diamètre, soit 7 pouces (7") et tourne à 45 tours/minute. Ces initiales ne sont pas toujours employées car on ne distingue pas systématiquement les SP des EP. Cela est due au fait que certains EP peuvent contenir deux à trois titres pour un maximum de 6 titres.

Sonie (grandeur psychosensorielle)

La sonie ou bruyance (loudness) est une valeur numérique qui représente le volume sonore tel que perçu par l'être humain. C'est une grandeur psychoacoustique qui se rattache de façon complexe à la pression acoustique. Sur une chaîne Hi-Fi haute-fidélité, une télévision, un smartphone et autres appareils électroacoustiques, le volume sonore est la sonie du son produit.

Comme pour toutes les grandeurs psychosensorielles, les études psychoacoustiques sur la sonie sont basées sur des statistiques de résultats d'expérience, la perception variant d'un individu à l'autre, comme aussi la capacité à discerner et verbaliser les différences qui est susceptible d'apprentissage. Plutôt qu'une mesure, la sonie est un indicateur de volume sonore, pour lequel existent plusieurs méthodes d'évaluation.

Sibilante, Sifflante, Chuintante (effets vocaux indésirables)

En phonétique, une consonne sibilante est un type de consonne fricative ou affriquée dont le mode d'articulation consiste à diriger un flux d'air avec la langue vers le bord des dents tenues fermées, produisant un bruit caractéristique de sifflement. Toutes les sibilantes sont des consonnes coronales, articulées avec la pointe ou la partie antérieure de la langue. Elles présentent en revanche de nombreuses variations dans la forme de la langue et le point d'articulation, tant au niveau du point constricteur de la langue elle-même que du lieu d'articulation qu'elle vise à l'avant de la bouche. Le français comporte quatre sibilantes (toutes fricatives) réparties en deux ordres :

  • Les sifflantes, qui sont des consonnes alvéolaires : [s] (comme dans sol) et [z] (comme dans zoo). L'arrière de la langue forme un sillon étroit (phénomène de sulcalisation) qui guide le flux d'air en produisant un sifflement aigu et intense.
  • Les chuintantes, dont le point d'articulation est un peu plus en arrière (consonnes post-alvéolaires) : comme dans chat et comme dans jeu. La langue prend une forme plus aplatie, le sifflement est plus grave et moins intense.
En studio d'enregistrement et de mastering, ce phénomène est réduit par l'utilisation d'un .

SNR (signal-to-noise ratio)

En ingénierie audio, le bruit de fond est la somme de tout le bruit qu'une configuration d'enregistrement mesure lorsque vous ne faites pas passer un signal audio à travers elle. Cela inclut le bruit des boucles de masse, les interférences, les ondes électromagnétiques, les interférences sans fil et le bruit de vos équipements. Le bruit de fond fait référence au niveau de bruit présent dans un circuit ou un composant électrique. Ce bruit peut prendre la forme d'un bourdonnement, d'un sifflement, d'un grondement ou d'autres sons de faible intensité. En d'autres termes, la quantité de bruit générée par l'appareil lui-même sans signal présent. Il est généralement mesuré en décibels (dB) et peut être produit par divers facteurs. Ce bruit indésirable est présent en raison des lois de la physique. De plus, le bruit de fond d'un système déterminera sa capacité à gérer les signaux faibles. Si le bruit de fond est trop élevé, il étouffera les signaux plus faibles et les rendra moins visibles.

Le terme important ici est le rapport signal sur bruit, ou SNR (Signal-to-Noise Ratio). Il s'agit d'une mesure du niveau du signal audio utile par rapport au niveau du bruit de fond. Comme pour le bruit de fond, le SNR est généralement exprimé en décibels (dB). Plus le nombre est élevé, meilleur est le SNR. Par exemple, une spécification pour un microphone pourrait dire qu'il a un SNR de 60 dB. Cela signifie que le niveau du signal voulu (le son de ce que vous essayez d'enregistrer) est 60 fois plus élevé que le niveau de tout bruit de fond. De même, un préamplificateur avec un SNR de 90 dB signifie que son signal de sortie sera 90 fois plus élevé que le bruit entrant dans son entrée. De bonnes valeurs SNR sont importantes lors de l'enregistrement ou de l'amplification de signaux audio. Alors, qu'est-ce qu'un « bon » rapport signal sur bruit ? Les microphones avec un SNR d'au moins 80 dB sont considérés comme satisfaisants.

Transitoire (composante d'onde sonore)

Les transitoires d'attaque sont des composantes du son qui ne sont pas périodiques et de durée infinie, tel un claquement ou un choc au tout début du son. Il s'agit de phénomènes inharmoniques qui ne peuvent se décomposer qu'en partiels. Une transitoire est la toute première information relative à l'attaque d'un signal audio. Un son musical ne s'établit et ne s'éteint pas instantanément. On appelle « transitoires » les phénomènes acoustiques évolutifs en présence lors de l'établissement et de l'extinction des sons. La durée de ces phénomènes transitoires, mais aussi l'ordre d'apparition et d'extinction des divers composants des sons (harmoniques et partiels), conditionnent largement le timbre.

En acoustique et en audio, un transitoire est un son de grande amplitude et de courte durée au début de la forme d'un signal qui se produit dans des phénomènes tels que les sons musicaux. Les transitoires ne dépendent pas nécessairement directement de la fréquence de leur tonalité. Un transitoire contient un degré élevé de composants non périodiques et une amplitude des hautes fréquences plus élevée que le contenu harmonique du son en question.

En psychoacoustique, les transitoires constituent une portion infime de l'attaque ou de l'extinction d'un Son. En effet, le son n'apparaît pas « d'un seul coup », ni ne s'évanouit brutalement. Les coups d'archet de violon, les cordes frappées ou pincées, leurs vibrations finales ainsi que les coups de percussions qui les déclenchent, constituent des transitoires. Cette minuscule portion d'attaque ou de fin de note est essentielle à l'identification de l'instrument par le cerveau humain : ces transitoires d'attaque ou d'extinction durent entre 20 ms et 200, voire 300 ms selon les instruments, et affectent grandement notre perception du timbre.

TRS et TS (connecteurs)

Un câble jack TRS possèdent 3 zones de contacts, alors qu'un câble jack TS n'en utilise que 2. C’est le 3ème point de contact des connecteurs TRS qui permet de véhiculer un signal symétrique. Sur un câble jack 6,35mm TRS, vous noterez une bague supplémentaire sur l'embase jack. Ces câbles véhiculent un signal symétrique et sont équivalents à un câble stéréo. On pourrait croire qu'utiliser un câble TS est la solution pour un instrument de musique, sauf que la plupart des instruments de musique ne sont pas compatibles car le signal produit est généralement mono asymétrique.

VST (format de plug-in)

VST est un format ouvert de  audio créé par Steinberg. Sa popularité en fait un standard en musique assistée par ordinateur par le nombre d'instruments virtuels et d'effets créés dans ce format, et par sa compatibilité avec la majorité des stations audionumériques () et éditeurs audio, aussi bien sous Windows, Macintosh, et Linux. Les VST sont des modules de conversion de données audio et MIDI en temps-réel. La technologie VST permet d'envisager tout type de conversion. Cependant, on distingue principalement quatre types d'utilisation des plug-ins VST :

  • Instruments VST (VSTi)

Ces plug-ins sont des instruments de musique virtuels pilotés par MIDI, à l'instar des instruments réels (matériel). Les sons sont calculés et générés par le processeur de l'ordinateur, ou lus à partir de banques sonores. Ces VSTi permettent de simuler de vrais appareils comme un synthétiseur, un sampler ou une boîte à rythmes.

  • Effets audio VST (VSTfx)

Les effets audio servent à modifier les caractéristiques d'un son en temps réel pour simuler des effets acoustiques comme l'écho, ou électroniques comme la distorsion ou le trémolo.

  • Effets MIDI VST

Ils servent à modifier les informations MIDI avant que celles-ci contrôlent un instrument virtuel ou matériel. Ils permettent par exemple de générer des arpèges, des séquences, de générer des accords, d'altérer les caractéristiques d'une note jouée (sa hauteur, sa vélocité), de transposer une note ou d'humaniser le jeu.

  • Visualisation

Il s'agit de plug-ins de métrologie qui servent à afficher un écran décrivant le signal sonore. Ils permettent par exemple de visualiser la forme d'onde (oscilloscope), le niveau audio (VU-mètre) ou le spectre sonore.

WAV (conteneur audio)

WAV est la contraction de Waveform (forme d'onde). C'est un Conteneur Audio développé par Microsoft et IBM spécialement pour les ordinateurs PC, dérivé du RIFF (Microsoft Resource Interchange File Format). Héritage de IFF, cette méthode stocke également l'audio sous forme de fragments de données. Un fichier WAV est généralement un fichier RIFF avec un seul bloc « WAV », et se compose de deux sous-morceaux appelés FMT et Data.

WAV est le principal conteneur audio utilisé dans les logiciels fonctionnant sous Windows pour un son de grande qualité, car sans aucune perte de données. Par conséquent, aucune compression n'est effectuée pendant le codage du flux de données de modulation de code à impulsions linéaires.

Les fichiers audio bruts et non compressés sont souvent générés en WAV. Il peut être facilement manipulé et édité. Les professionnels préfèrent WAV pour une qualité audio maximale. En dépit de son utilisation principale en tant que Conteneur de données non compressées, WAV peut également contenir des données audio compressées via le Gestionnaire de compression audio de Windows.

En raison du codage de fichier non compressé, les fichiers WAV ont tendance à être volumineux. Ce n'est donc pas un fichier populaire pour un transfère rapide sur Internet. Cependant, il reste populaire en raison de sa simplicité et de sa très haute qualité audio.

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