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Glossaire des termes techniques en mastering

Pré-Mastering Audio (Stem ou Stéréo)

Le Pré-Mastering audio est une étape cruciale située après l’enregistrement et le mixage. C’est la dernière optimisation sonore d'un titre, lequel fait l'objet de multiples traitements audio pour adapter le son aux standards actuels du marché. Ce travail est réalisé par un ingénieur du son en Studio de Mastering. La différence entre un Stem et un Stéréo réside dans le fait que le premier est multi-pistes (plusieurs fichiers audio), alors que le second est stéréo (un seul fichier stéréo). De ce travail émanera un « Pré-Master » qui sera utilisé lors de la prochaine étape : le Mastering.

NB : Corsica Mastering propose les deux prestations : Pré-Mastering Stéréo et Pré-Mastering Stem.

Mastering (CD, DVD, Vinyle)

Une fois le Pré-Mastering accompli, le Studio de Mastering va générer un fichier matriciel DDP (Disc Description Protocol), pour préparer votre album à l'étape du Glass-Mastering. Il peut y avoir de légères retouches sonores lors de cette phase particulière, mais ce n'est pas systématique. En effet, il faudra s'assurer de l'homogénéité de l'ensemble. Par exemple, tous les titres d'un album doivent avoir une couleur sonore concordante. En règle générale, on règle l'égalisation, le volume et on s'assure que la corrélation de phase de chaque titre se balade entre 0 et +1 (0,5 étant le réglage le plus optimisé). Quand ce n'est pas le cas, on ré-ajuste l'espace stéréophonique avec un Imager. Ce travail est réalisé par un ingénieur du son en Studio de Mastering. De ce travail émanera un « Master » qui sera utilisé lors de la prochaine étape : le Glass-Mastering.

NB : Corsica Mastering propose la prestation du Mastering CD-Audio et Vinyle.

Glass-Mastering (Pressage et Duplication)

Grâce au fichier DDP généré lors de l'étape du Mastering, une usine de pressage CD créera une matrice appelée « Glass-Master ». Cette matrice servira au pressage et à la duplication de l'album sur support CD. Ce travail est réalisé par une société spécialisée dans le pressage et la duplication de CD's. De ce travail émanera un « Glass-Master ». Pour les disques vinyles, le nom simplifié de « Master » est couramment employé étant donné que certaines sociétés n'utilisent pas toujours un fichier DDP, préférant l'envoie direct de fichiers audio. Le terme de « Glass-Mastering » est donc réservé au pressage de CD et DVD.

NB : Corsica Mastering n'est pas un prestataire de Glass-Mastering. Notre travail consiste avant tout à :
  • optimiser le son (pré-mastering audio, Stem ou Stéréo)
  • préparer l'album au pressage (mastering CD / Vinyle = image DDP)
S'en suivront le pressage et à la duplication (glass-mastering) par une usine spécialisée qui utilisera l'image DDP.

Corrélateur de Phase (Outil de mesure)

Le corrélateur de phase mesure en temps-réel le degré de similitude (ou corrélation) entre les canaux audio gauche et droit, à l'aide de plusieurs types de vu-mètres. Le plus connu d'entre eux est un indicateur vertical partant de -1 (en bas) jusqu'à +1 (en haut) en passant par 0 (au centre). Lorsque l'audio dans les canaux gauche et droit est similaire, l'indicateur se déplace vers le haut (+1). Le cas extrême est celui où les canaux gauche et droit sont exactement les mêmes, auquel cas la corrélation est +1 et le compteur serait positionné jusqu'en haut. Lorsque les canaux gauche et droit sont différents, le compteur se déplace vers le bas (entre 0 et +1). Le cas extrême ici serait que la gauche et la droite soient exactement déphasées, auquel cas la mesure serait positionnée jusqu'en bas (-1). En général, la plupart des enregistrements ont des corrélations de phase dans la région 0 à +1. Une brève lecture vers la moitié inférieure du compteur n'est pas nécessairement un problème, mais pourrait représenter un problème de compatibilité mono possible (faire très attention pour le mastering sur support vinyle). Remarque : lorsqu'on applique un élargissement stéréophonique multibande ou bien une largeur de réverbération plus importants, la corrélation de phase aura tendance à se rapprocher davantage de la moitié inférieure du vu-mètre (-1 à 0), car les canaux gauche et droit deviendront plus larges ou moins similaires. Généralement, un corrélateur de phase procure une fonction pour vérifier la compatibilité mono et phase. Cela fournit un résumé de la sortie en mono. Le corrélateur de phase est un outil de mesure systématiquement utilisé en mastering et pré-mastering.

Red Book (Norme)

Red Book, ou Compact Disc Digital Audio (CDDA) est le nom du standard des CD audio. En 1980, Philips et Sony en publient la première édition. Le Red Book est adopté par le Digital Audio Disc Committee et est normalisé par l'IEC 609081. Le nom Red Book (signifiant en français "livre rouge") vient de la couleur du livre contenant les spécifications physiques et sonores établies par Sony Corporation et Philips en 1980. Depuis, des extensions ont été publiées dont les spécifications ont été définies dans des livres de couleurs différentes, comme le Yellow Book (livre jaune) pour les CD-ROM. Toutes ces spécifications sont connues comme les Rainbow Books (livres arc-en-ciel). 

DDP (Format protocolaire)

Le Protocole de Description de Disque (DDP) est un format permettant de spécifier le contenu des disques optiques, y compris les CD et les DVD. Ce fichier est couramment utilisé pour la livraison de pré-masters de disque pour le pressage et la duplication. C'est un format propriétaire qui est la propriété de DCA (Doug Carson & Associates). La spécification du format de fichier n'est pas gratuite.

Le DDP doit contenir 4 parties :

  • Image(s) audio au format *.DAT
  • Identifiant DDP (DDPID)
  • Descripteur de flux DDP (DDPMS)
  • Descripteur de sous-code (PQDESCR)

Un fichier texte facultatif, contenant les titres des pistes et les timings, peut également être inclus (CD-TEXT).

PQ (Code)

Utilisés lors de la phase de Mastering, les codes PQ servent à insérer des repères sur chaque titre du CD. Il y a un index de début et un index de fin de titre (même si les morceaux du CD sont enchaînés). L’index de fin de titre sert principalement à connaître le minutage exact du titre. Chaque index (de début et de fin) a un « offset » de quelques millisecondes, permettant à votre lecteur CD de se positionner légèrement avant le morceau afin de ne pas entamer le début du titre lorsqu’il démarre.

ISRC (Code)

L'International Standard Recording Code, abrégé par le sigle ISRC, est un code unique d'identification mis en place par l'International Federation of Phonographic Industry (IFPI) pour identifier les enregistrements musicaux (sonores et audiovisuels) dans le monde entier. Il a été reconnu par l'ISO sous la norme ISO 3901. Le code ISRC est composé de 12 caractères alphanumériques. Ils correspondent :

  • sur 2 caractères : au pays du producteur du phonogramme (reprenant l'ISO 3166-1 alpha-2),
  • sur 3 caractères : au code unique assigné au producteur du phonogramme,
  • sur 2 caractères : aux 2 derniers chiffres de l’année de dépôt du phonogramme,
  • sur 5 caractères : au code assigné au phonogramme.

Les 4 parties sont séparées par un tiret : « - ». Lors de l’impression du code, la désignation « ISRC » doit toujours le précéder.
Exemple : ISRC FR-AB5-07-12345. 

EAN / UPC (Code)

Le code EAN (European Article Numbering) est un code-barres utilisé par le commerce et l'industrie conformément aux spécifications d’EAN International, organisme aujourd'hui remplacé par GS1. Il est connu en France sous le nom de GENCODE, à tort, puisque GENCOD était le nom de l'organisme français chargé de sa régulation nationale. Historiquement, le code EAN est dérivé du code universel des produits (UPC, ou Universal Product Code) développé dans les années 1970 par George Laurer. La dénomination actuelle est GTIN (Global Trade Item Number). 

Égaliseur (Filtre)

Un égaliseur (equalizer, equaliser ou « EQ » en anglais) ou encore correcteur de timbre, est un appareil ou logiciel de traitement du son. Il permet de filtrer ou d'amplifier différentes bandes de fréquences composant un signal audio. Ce type de traitement peut être utilisé lors d'une prise de son, d'un mixage ou d'une sonorisation et en studio de mastering. L'égaliseur peut être analogique ou numérique, sous forme d'équipement hardware ou de logiciel.

Passe-haut et Passe-bas (Filtre)

Un filtre passe-haut atténue les fréquences en dessous d'une fréquence déterminée, appelée fréquence de coupure, en proportion de l'éloignement de cette fréquence, laissant intactes les autres. Inversement, un filtre passe-bas atténue les fréquences au-dessus de la fréquence de coupure, à proportion de son éloignement de cette fréquence. 

Imager (Effet dynamique)

L’image stéréo, c'est la position spatiale de sources sonores perçues à l’intérieur d’un signal audio. À l’instar du monde réel en 3D, l'image stéréo possède 3 dimensions :

  • 1/ La hauteur
    La hauteur du mixage détermine si le mix est haut ou bas. La hauteur est obtenue avec un bon usage des niveaux et des égaliseurs.

  • 2/ La largeur
    La largeur, c’est comment les sons bougent d’un côté du mix (ou des enceintes) vers l’autre. La largeur peut être obtenue de bien des façons, mais l’élément essentiel pour obtenir de la largeur, c’est le réglage de panoramique (panning).

  • 3/ La profondeur
    La profondeur dépend de l'usage des effets basés sur le temps comme la réverbe et le délai, pour créer une image profonde ou légère.
La première chose qui doit apporter une bonne image stéréo, c'est le mixage. Un Imager multi-bandes pourra ensuite en modifier les effets en jouant sur la stéréophonie du signal. Le contrôle de l'image stéréophonique est l'un des gros avantages du monde du traitement numérique. On l'utilise dans le cadre du mastering, mais on peut aussi l'utiliser sur des pistes individuelles. La différence cumulative apporte beaucoup au mixage et de fait, le ressentis n'est que meilleur après un pré-mastering.

Maximisation (Effet dynamique)

Une maximisation audio est utile pour rendre une piste plus forte et lui donner plus de punch. Il est important d'appliquer la maximisation du volume (compression et limitation) pour augmenter le niveau moyen global - le volume perçu d'une chanson réside dans sa puissance RMS moyenne, et non dans son pic à la puissance de crête. La puissance RMS est la puissance réellement significative. RMS signifie Root Mean Square en anglais (racine de la moyenne du carré de la tension). Donc retenez que les watts RMS sont les vrais watts, c'est-à-dire la puissance disponible tout le temps en regime établi. Notez que toutes les musiques n'ont pas besoin d'un volume maximisé... Avant la maximisation de l'intensité sonore, une forme d'onde est assez inégale. Après la maximisation, la forme d'onde semble plus uniforme, avec une plage dynamique réduite et en conséquence, une augmentation de l'intensité (loudness). Pour obtenir un son plus fort, il est possible d'ajouter une compression multibande, qui utilise différentes quantités de compression sur différentes bandes de fréquences ; généralement les basses, les médiums et les aigus. Il existe de nombreux matériels, plugins et logiciels pour maximiser le volume à l'aide de quelques commandes simples. Il y a généralement un seuil et un plafond de sortie. Lorsque le seuil est abaissé, le volume du morceau augmente. Le plafond de sortie est généralement fixé à 0 dB ou juste en-dessous. Si la position du seuil est trop abaissée, une distorsion deviendra apparente. L'objectif est de trouver le « sweet spot » ; une augmentation décente du volume, sans distorsion. Le niveau de bruit est très controversé entre les producteurs amateurs et professionnels. Il faut se fier à son instinct, écouter d'autres chansons au son similaire et, quoi qu'on décide de faire, ne jamais en retirer la Vie en sur-traitant un master.

Compresseur (Effet dynamique)

Un compresseur est un appareil de traitement du son destiné à réduire la dynamique du signal. C'est un effet audio analogique ou numérique qui réduit le niveau des parties du signal qui dépassent durablement un seuil déterminé par l'utilisateur. Les compresseurs se présentent sous forme matérielle, comme une unité rackable, une pédale d'effet, un module intégré à une console de mixage analogique, ou sous forme logicielle comme dans le cas des greffons audio de station audio-numérique.

Limiteur (Effet dynamique)

Un limiteur est un appareil de traitement du son destiné à limiter le niveau du signal, afin par exemple de protéger un matériel audio d'une crête audio trop importante. Compresseur et limiteur ne sont pas différents dans le principe. Le limiteur est un compresseur ayant un ratio élevé et, généralement, un temps d'attaque court. La plupart des ingénieurs du son considèrent qu'à partir d'un taux de compression de 10:1 ou plus, le compresseur devient un limiteur.

Expander (Effet dynamique)

L'expander augmente la dynamique d'un signal en diminuant les niveaux faibles ou en amplifiant les niveaux forts (voire les deux).

Noise Gate (Effet dynamique)

Le noise gate coupe le son en dessous d’un certain seuil, utile pour diminuer le souffle en coupant le son d'un instrument lorsqu'il ne joue pas.

Dé-Esseur (Effet dynamique)

Le dé-esseur est un compresseur associé à un égaliseur permettant la diminution des sifflantes sur une voix. Il peut également être utilisé sur des instruments de musique tels les cymbales et les guitares électriques.

Écrêtage (Effet dynamique)

L'écrêtage consiste à supprimer une partie de l'amplitude d'un signal. Le redressement supprimant les alternances négatives peut être considéré comme un cas particulier de l'écrêtage. 

Delay (Effet temporel)

Le delay permet de répéter un signal audio, très utile pour simuler un écho.

Réverbération (Effet temporel)

La réverbération permet de spatialiser une source sonore dans une pièce plus ou moins grande selon les réglages.

Sibilante, Sifflante, Chuintante (Effets vocaux indésirables)

En phonétique, une consonne sibilante est un type de consonne fricative ou affriquée dont le mode d'articulation consiste à diriger un flux d'air avec la langue vers le bord des dents tenues fermées, produisant un bruit caractéristique de sifflement. Toutes les sibilantes sont des consonnes coronales, articulées avec la pointe ou la partie antérieure de la langue. Elles présentent en revanche de nombreuses variations dans la forme de la langue et le point d'articulation, tant au niveau du point constricteur de la langue elle-même que du lieu d'articulation qu'elle vise à l'avant de la bouche. Le français comporte quatre sibilantes (toutes fricatives) réparties en deux ordres :

  • Les sifflantes, qui sont des consonnes alvéolaires : [s] (comme dans sol) et [z] (comme dans zoo). L'arrière de la langue forme un sillon étroit (phénomène de sulcalisation) qui guide le flux d'air en produisant un sifflement aigu et intense.
  • Les chuintantes, dont le point d'articulation est un peu plus en arrière (consonnes post-alvéolaires) : comme dans chat et comme dans jeu. La langue prend une forme plus aplatie, le sifflement est plus grave et moins intense.
En studio d'enregistrement et en studio de mastering, ce phénomène est réduit par l'utilisation d'un dé-esseur.


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