Préambule ~ Corsica Mastering  : l'histoire

« Alors que ma passion pour la musique continuait son évolution, les années passaient et un beau jour, j’ai pris conscience qu’il n’existait aucun Studio de Mastering en Corse, particulièrement à Ajaccio. Quelle injustice ! Alors que parallèlement, il existe une quantité impressionnante de musiciens, groupes, chanteuses et chanteurs et même quelques studios d’enregistrement ; comment pouvais-je rester là, dévorant ma passion, sans broncher ? Il fallait réparer cette injustice au plus vite...

Je vous invite toutes et tous à lire mon parcours, assez atypique, depuis mon plus jeune âge jusqu’à la création de Corsica Mastering. Cette entreprise, je l’ai souhaitée de toutes mes forces. J’ai voulu rendre aux Corses ce qu’ils m’ont donné avec le cœur, depuis tant d’années. Cet esprit d’amitié et de convivialité, de partage et d’amour pour cette île magique où je suis né, dont chacun sait qu’il est impossible de se défaire. »

Jean-Jacques Yvars, 4 avril 2020, Ajaccio.

Extrait de la page Facebook officielle de Corsica Mastering.

Avant propos ~ En matière de Pré-Mastering

Plutôt que de vanter les mérites d'une entreprise naissante qui aurait X références, autant vous parler de celui qui en est le créateur. L'originalité des événements qui m'ont amené progressivement à devenir ingénieur du son, à évoluer dans différents domaines musicaux avant de créer mon propre Studio de Mastering, fait que mon expertise dans les domaines du son et musical s'est considérablement élargie, jusqu'à devenir carrément éclectique. Cela est due, pour l'essentiel, à mes expériences musicales en tant que musicien, en sonorisation, en radiophonie, en discothèque et bien sûr en Studio d'enregistrement. Ces différentes expériences m'ont appris à aimer, jouer, mixer et diffuser tous les styles musicaux confondus et participent donc à l'élargissement de mes capacités en matière de mastering audio.

Mais il faut garder à l'esprit que certains studios refusent de maitriser (par exemple) de la musique classique, parce qu'ils ne disposent pas de l'ingénieur du son ayant les qualifications requises pour maitriser ce style musical. C'est aussi vrai pour les studios d'enregistrement. C'est également la raison pour laquelle certains studios sont efficaces dans plusieurs domaines musicaux, mais moins dans d'autres. Pour les mêmes raisons, c'est faire preuve d'un grand professionnalisme que de maitriser uniquement le style musical que l'on apprécie ! Je ne peut que féliciter ces studios qui évitent d'entrainer leurs clients vers une déception assurée. Malheureusement ce n'est pas systématique et il arrive, parfois, que l'on soit déçu.

En réalité, il est essentiel qu'un style musical définit soit maitrisé par un ingénieur du son qualifié pour ce style. La raison est simple : on ne maitrise pas un titre de Heavy Metal de la même façon qu'un titre de variété, de Reggae ou de Dance Music. Comprenez par là que chaque style de musique a ses spécificités. Le matériel utilisé pour traiter le son n'est pas forcément le même et l'approche peut, dans certains cas, être complètement différente. Il est nécessaire que le Studio de mastering veille à disposer d'un ingénieur du son qualifié pour le style musical sur lequel il devra travailler. Méconnaître cet aspect, c'est transgresser une règle d'or qui pourrait amener le projet musical à s'exposer à une maitrise sonore peu optimisée.

Autrement dit, on peut adorer conduire une voiture de ville, sans pour autant apprécier l'idée d'être soudainement téléporté sur un circuit, au volant d'une Formule 1 en pleine course contre d'autres adversaires. Même si vous adorez conduire, étant donné votre inexpérience absolue en Formule 1, le pourcentage de chances que vous arriviez en première position est, en réalité, très faible. Au mieux, vous arriverez dans les derniers. Au pire, vous allez vous cracher au premier tournant, entrainant possiblement d'autres pilotes avec vous. C'est un peu la même chose pour le traitement du son : si vous n'avez pas l'expérience d'un style musical, le mieux est de confier sa maitrise à quelqu'un qui saura en apprécier le contenu et l'exploiter.

Allons plus loin dans ce raisonnement et utilisons, par exemple, une source audio bien mixée, mais non maitrisée. Donnons-la à dix (10) ingénieurs du son hautement qualifiés en pré-mastering et attendons les résultats. Pour simplifier l'expérience, imaginons que ces ingénieurs doivent réaliser ce travail l'un après l'autre, dans le même studio de mastering, donc avec un matériel parfaitement identique. Quels résultats allons-nous obtenir ? Malgré le fait que le matériel et l'environnement sonore soient les mêmes, nous obtiendrons obligatoirement des résultats différents. Certains seront plus proches que d'autres, certes, mais dans la finalité on aura bel et bien obtenu des résultats différents. Il y a trois principales raisons à cela :

  1. La première raison, c'est que le pré-mastering ne doit pas être compris comme étant une « science exacte ». Un traitement audio peut s'avérer peu efficace, même s'il est réalisé avec du matériel haut de gamme. L'inverse est aussi vrai : l'efficacité peut être relativement bonne avec un matériel d'une qualité moyenne. En réalité, la qualité d'un mastering audio dépend de plusieurs facteurs, tous plus importants les uns que les autres. J'aborde cet aspect un peu plus loin.
  2. La seconde raison vient du fait qu'un ingénieur du son est avant tout un être humain doté de sa propre sensibilité. Pensez-vous que votre sensibilité personnelle soit identique à celle de votre voisin(e) ? Bien sûr que non. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour laquelle les studios de mastering proposent systématiquement des « révisions » (re-travailler le son, refaire le travail, pour améliorer le pré-mastering sur certains points précis). Cela signifie que malgré l'oreille particulièrement attentive de l'ingéneur du son, soit certains problèmes persistent, soit le client a une préférence différente. La révision permettra d'améliorer la qualité globale en s'approchant le plus possible des résultats escomptés.
  3. La troisième raison vient du style musical à traiter. Si l'ingénieur n'est pas prédisposé à travailler sur de la musique classique car son expérience dans ce domaine est inexistante, il y a peu de chances que son pré-mastering soit mieux optimisé que celui d'un ingénieur prédisposé à ce style musical.
Vous connaissez l'adage : « Les goûts et les couleurs ne se discutent pas ». C'est un peu la même chose pour le traitement du son. En partant des constats précédents, il est tout à fait normal d'obtenir des résultats différents lors d'une telle expérience. Le contraire serait particulièrement insolite !

Il en est de même pour le « mastering en ligne » automatisé. Vous savez, ces prestataires qui proposent de « maitriser » (numériquement) votre travail en quelques secondes via internet, contre quelques euros. Peu importe ce que vous croyez savoir sur ces pratiques et sur les résultats - plus que mitigés - qui en découlent. Le fait est que là aussi, chaque prestataire donnera forcément des résultats différents. Pourtant, il s'agit d'algorithmes de traitements. Et à en croire différents prestataires, il y aurait une « intelligence artificielle » qui serait à l'œuvre. N'en croyez pas un mot. N'importe quel programmeur pourrait facilement vous expliquer la différence colossale qui existe entre une intelligence artificielle (I.A.) bien réelle, et une série de conditions pré-programmées (If). Ces conditions sont utilisées dans tous les logiciels informatiques depuis la nuit des temps, jusqu'aux jeux vidéos NextGen. C'est la raison pour laquelle des millions de joueurs se plaignent depuis toujours de « l'IA » des jeux vidéos. Il s'agit en réalité, ni plus ni moins que d'un abus de langage. En réalité, il n'existe aucun jeu vidéo utilisant une vraie intelligence artificielle, mais seulement une petite série de conditions pré-programmées. Alors pour quelle raison « l'IA » des jeux vidéos est presque toujours mauvaise ? Tout simplement parce qu'il manque systématiquement un très grand nombre de conditions !

Il en est de même pour le « mastering en ligne » automatisé. Remarquant la définition peu précise de l'IA, la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés) a même introduit ce sujet comme « le grand mythe de notre temps ». Certains prestataires de « mastering en ligne » se fourvoient tellement dans leurs algorithmes, qu'au final se sont les clients eux-même qui réalisent le mastering, via une interface web offrant des possibilités d'éditions audio. Au final, il n'y a plus aucune différence entre rémunérer ces prestataires pour réaliser un travail qui se voudrait être de qualité, et le faire vous-même. Puisqu'au final, c'est encore le client que se retrouve aux manettes, sans forcément être prédisposé à cette tâche, alors qu'un ingénieur du son dispose de toutes les notions, de l'environnement sonore, du matériel adéquat et de l'expérience.

La réalisation d'un mastering audio de bonne qualité nécessite, avant toute autre chose, la capacité de prendre de la hauteur. Oui, l'expérience musicale, l'environnement sonore, la sensibilité, le matériel, le choix des périphériques, les différentes techniques et même l'approche, sont autant de facteurs essentiels à considérer. Et il existe de nombreux facteurs typiquement humains qu'une « intelligence artificielle » ne saurait considérer comme le ferait un être humain, car doté d'une sensibilité particulière ; un aspect totalement absent d'une simple série de « If ». Donc, ne vous laissez pas berner par le mastering automatique. C'est illusoire.

Les publications ci-dessous devraient vous convaincre :
  1. activstudio.fr/pense-personnellement-de-landr/
  2. facebook.com/thomas.sega/posts/10213759011906355:0

Revenons à des choses bien plus sérieuses. Mon expérience musicale personnelle s'avère extrêmement variée et éclectique, de par vingt années d'expérience radiophonique (programmation musicale ultra diversifiée et toujours imposée) et de discothèque, nombreux concerts sonorisés de-ci de-là et plus de 4 ans en studio d'enregistrement ; j'ai appris à aimer le son et à percevoir la musique comme étant une entité unique, non comme un simple JukeBox qui se contente de classifier un titre dans un tiroir après l'avoir diffusé... Or, quand on aime le son, on aime aussi la musique qui en découle, quelle qu'elle soit. Et c'est précisément mon cas ! Qu'il me soit permis de vous présenter différentes époques de ma vie qui ont construit à la fois ma personnalité, mon savoir-faire et mon expertise dans le domaine du son et de la musique.

1977 ~ Quand j'étais petit garçon...

Ancien poste radio

J'ai 7 ans. Le jeune garçon plein de curiosité que je suis s'amuse avec trois fois rien. L'un de mes passe-temps est d'écouter de la musique à la radio. Je peux en écouter des heures entières, non-stop. Ma mère me dit que je ne devrais pas, mais comme je suis sage, elle me laisse faire. Nous ne disposons alors que d'un petit poste radio à l'ancienne (ci-contre), avec les Grandes Ondes (GO) et Petites Ondes (PO). Il n'y a pas de bande FM. Sans doute rirez-vous en apprenant qu'à 7 ans, j'écoutais Jean-Pierre Foucault sur RMC et d'autres animateurs sur RTL. A l'époque, il n'y avait que 3 ou 4 stations de radio et je n'aimais pas trop le « blabla » interminable des animateurs. Il me fallait entendre de la musique. Quelque chose d'entrainant et de mélodique qui fasse fonctionner mon imagination pour me faire rêver.

Déjà, la musique et le son laissaient leurs premières empruntes (indélébiles...) en moi.

1979 ~ Tout pour un piano !

J'ai 9 ans. Ce n'est pas la première fois que nous visitons ma tante et mon oncle. J'aime bien aller les voir, car dans l'une des chambres de la maison se trouve un Piano droit devant lequel je m'installe pour pianoter.

Normalement je n'ai pas le droit d'entrer dans cette chambre et encore moins de toucher le piano. Mais ma tante me laisse faire. Je joue les mélodies qui me viennent à l'esprit. Elle me dit que je joue bien et que je peux continuer.

Si la musique a déjà marquée son emprunte en moi, le fait de pianoter ne fait qu'amplifier le phénomène. Plus tard, en 1982, je jouerai (tant bien que mal) Lettre à ma mère de Richard Clayderman et Lettre à Élise de Ludwig van Beethoven, ci-contre.

Devenu adulte, le piano prendra une place très importante dans ma vie de musicien.

1980 ~ Première chaîne Hi-Fi

Ma première chaîne Hi-Fi Philips

J'ai 10 ans. Mes parents ont achèté un objet fascinant que mon imagination pourtant fertile n'aurait été capable de suggérer : une chaîne Hi-Fi. Un superbe modèle de marque Philips (ci-contre) se tient à présent dans le salon. Jusqu'alors, j'écoutais les rares vinyles achetés par mes parents (quelques 45 tours), sur un bon vieux mange-disque traditionnel (électrophone portable) qui diffusait un son horrible typiquement reconnaissable.

Plusieurs albums font leur apparition, essentiellement de la musique classique comme Mozart et Beethoven, mais aussi du Jazz et de la musique sacrée, avec Jean-Christian Michel. Mais personne n'aurait pu prévoir à l'avance ce qu'un événement aussi banal allait changer dans ma vie...

Petit à petit mes deux frères - alors plus âgés que moi - achètent des tonnes de disques. Pour une raison inconnue, ça me rend heureux. Chaque nouveau disque que j'écoute m'apporte quelque chose de nouveau. Je suis systématiquement fasciné par ce que j'entend. Je suis mordu, captivé par le son et la musique. Plus rien d'autre au monde n'a d'importance (en-dehors peut-être de quelques dessins animés et de Maryline, ma charmante voisine).

Je veux en écouter encore et encore. C'est presque obsessionnel ; pas un jour ne se passe sans écouter de la musique. Avec les copains du quartier, on organise, d'un immeuble à l'autre, des « concours de chaînes Hi-Fi ». Celui qui déploye le plus de puissance a gagné ! On remet ça chaque fois que possible. Certains voisins apprécieront, d'autres moins. C'était marrant, c'était avant, c'était un autre temps...

1982 ~ Premières prestations sur cassettes analogiques

Cassette audio analogique TDK
J'ai 12 ans. À force d'écouter des compilations Funky en vinyle, avec des titres enchainés et mixés (Non-Stop) par des Pro, je cherche désespérément le moyen technique d'en faire autant. Je ne dispose que d'une chaîne Hi-Fi et il m'est techniquement impossible de rivaliser. Au collège, je vend mes prestations. Une cassette de 60 minutes bourrée de « tubes » peut se vendre 35 à 45 Francs. J'en profite puisque la demande est réelle. Fort heureusement, mon frère à l'idée génialissime d'acheter une seconde platine cassette de marque JVC, ce qui m'autorise à vendre des copies de mes prestations.

Pendant longtemps, je ne fais que des « enchainements à la Pause » pour éviter le « blanc » entre les chansons. Je m'exerce tellement que j'en arrive à produire des « remixes » entièrement conçus à la Pause. Si vous vous pensez balaise en mixage et en remixe, essayez-vous avec une platine cassette. Vous comprendrez toute la complexité de l'opération. Ne pas avoir une table de mixage et deux platines vous invite à faire preuve d'imagination...

Je creuse la question pour trouver un moyen quelconque de mixer mes vinyles, mais je n'ai qu'une seule platine disque et surtout, je n'ai pas de Table de mixage (beaucoup trop cher). Pourtant, j'éprouve le besoin grandissant d'évoluer vers une installation minimaliste mais digne de ce nom.

Une astuce arrivera plus tard. Elle consiste à leurrer ma propre chaîne Hi-Fi en utilisant un petit bout de scotch d'un centimètre carré. Il suffit de coller temporairement le scotch sur la tête d'enregistrement de la platine cassette. Au préalable, on enregistre un premier disque sur la cassette. Ensuite, on cale la bande au moment précis où on souhaite entendre le début du second disque (le mixage entre les deux chansons). On colle le scotch et on démarre l'enregistrement du second disque, correctement synchronisé avec le début de la musique et... MAGIE ! Le fait d'avoir collé un bout de scotch sur la tête d'enregistrement l'empêche d'effacer ce qui se trouvait déjà sur la bande magnétique (la fin du premier disque), mais ne l'empêche pas pour autant d'enregistrer la seconde chanson ! Ce qui génère un mixage de quelques secondes...

Un tour de passe-passe absolument magistral dont je vais largement abuser (en attendant mieux).

1983 ~ Première radio « pirate »

J'ai 13 ans. Mon ami Stéphane s'est procuré un micro-émetteur FM fonctionnant à piles, d'une puissance de 0,4 Watts et doté d'un micro incorporé. Amusés, on décide de déplacer une partie de ma chaîne Hi-Fi jusqu'à chez lui (amplificateur, platine-disque et enceintes), pour faire une « émission de radio » improvisée. L'émetteur est de faible puissance, mais largement suffisant pour couvrir tout le quartier. Stéphane habite au 9ème étage et ça va aider à la propagation des ondes ! Il y a plusieurs immeubles autour de nous et on espère avoir quelques auditeurs...

On commence à émettre (je n'ai pas le souvenir de la fréquence...). Pour mixer les chansons, on passe d'une chaîne Hi-Fi à l'autre (la mienne et la sienne). On ne manque pas d'imagination, ni de chansons à diffuser... On raconte beaucoup de bétises, car on est jeunes et on veut juste rire un peu, quasi certains qu'il n'y a aucun auditeur. On s'amuse ainsi tout l'après-midi et on fini par sortir prendre l'air. Arrivés dehors, on rencontre deux jolies voisines de notre âge qui nous racontent nous avoir écouté pendant des heures, avec leur maman. Toute honte bue, on rentre chez nous...

C'était notre toute première radio pirate...

1984 ~ Alain Castelli et Trans Music Express

J'ai 14 ans. Chaque année, ma famille et moi allons au village pour la fête nationale du 14 juillet. D'habitude je m'ennuie un peu car il y a un orchestre (on aime ou pas...), mais cette année il y a quelque chose de spécial : une disco-mobile du nom de Trans Music Express est là pour nous faire danser ! Très intéressé, j'observe attentivement le matériel de sonorisation et de mixage. J'attends impatiemment que la soirée dansante commence. J'ai hâte de découvrir si les deux hommes présents sur la scène savent mixer et parler dans un micro. J'ai peur d'être déçu et de m'ennuyer...

La soirée commence enfin et je découvre que l'animateur (Alain Castelli) à une voix de DJ tout bonnement incroyable. Aucun doute là-dessus, il est fait pour ça ! Très impressionné par la prestation (vraiment spectaculaire !), je passe la soirée entre la piste de danse et la scène où se trouve les animateurs. Le second DJ se nomme Jeff. Il s'occupe de mixer les disques et des jeux de lumières. J'observe chacun de ses mouvements pour emmagasiner le plus d'informations possible.

Plus le temps passe, plus je suis convaincu que ce que je souhaite le plus, c'est être DJ !

1984 ~ Première console de mixage

  • Première table de mixage Narwhal
  • Seconde platine disque Hitachi

Mon grand frère, l'ainé, vient d'acheter deux traiteaux et une planche en bois. C'est laid. Je me demande ce qu'il compte en faire. De retour de l'école en fin d'après-midi, je découvre le pot aux roses. Les yeux écarquillés, je vois, posées sur la planche en bois soutenue par les deux traiteaux : une Table de Mixage Narwhal + une seconde Platine disque de marque Hitachi !

VICTOIRE ! Je vais enfin pouvoir m'exercer au vrai mixage.
Le temps est venu pour moi de faire mes preuves...

En moins de temps qu'il en faut pour le dire, je m'exerce au « mixage au tempo » ; technique qui consiste à mixer et enchainer deux chansons différentes avec le même tempo, pour ne pas vider les pistes de danse. Pour les rares personnes qui disposaient du matériel adéquat, faire un mixage au tempo n'était pas une chose facile. Certains avaient ce don, d'autres pas. Autant dire que la plupart des jeunes qui mixent autour de moi ne sont pas spécialement doués.

Peu de gens m'impressionnent vraiment, parce que je suis devenu un véritable expert en la matière. Aucun mixage ne me résiste. Je les réussis tous, sans la moindre petite imperfection. Des adolescents plus âgés que moi me regardent comme si j'étais un Ovni, mais peu d'entre eux oseront aborder la question...

1984 ~ Premier Micro et Chambre d'échos

Ma première chambre d'écho analogique

La même année, mon autre frère achète un bon micro de marque Shure, ainsi qu'une petite Chambre d'écho analogique de marque EuropSonic, modèle ECH 802. J'ai donc tout le loisir de m'entrainer vocalement et je fournis mes toutes premières prestations vocales, en plus du mixage au tempo.

Le prix de mes cassettes augmente.
De plus en plus de gens m'en demandent...

1985 ~ De l'influence de Mister P

MISTER P

J'ai 15 ans. Il m'arrive d'écouter les cassettes enregistrées par un certain « Mister P » (prononcé : Missteur Pi), un DJ génialissime qui sévit au Blue Moon, une discothèque Ajaccienne située à Porticcio. Pour moi, c'est une bonne référence. Il a du talent. Son mixage est précis et il sait animer les soirées. Sa voix rend bien et pour moi, c'est très important. 

C'est le premier DJ de Corse que j'écoute toujours très attentivement, car contrairement aux autres, il ne commet pas d'erreur grossière. Je suis à la recherche de la perfection pour apprendre à devenir meilleur. Et pour ça, il me faut une référence fiable ! Mister P à toutes les compétences. On peut se fier à ses choix musicaux, son mix et sa voix.

En prime, il travail comme animateur radio à Studio 20, une super station FM qui sévit sur 100 Mghz.


NB : Dans les années 80, si un DJ savait mixer correctement mais avait une mauvaise voix, il n'avait quasiment aucune chance de percer. Genre : « OK pour un remplacement temporaire si personne de plus compétent sous la main... ». Il fallait être un artiste complet. C'était un tout, un ensemble, un Kit. J'ai moi-même obtenu plusieurs places de DJ parce que ma voix m'y a aidé. Une Formule 1 sans moteur, c'est une carcasse sans grand intérêt... Un vrai DJ devait savoir mixer à la perfection, mais aussi parler dans un micro avec une voix appréciée de toutes et tous. Il devait aussi avoir de bonnes connaissances musicales et être sociable. Ce n'était pas donné à tout le monde ! Statistiquement, je dirais que 1 DJ sur 1000 avait peut-être le potentiel réel, la panoplie complète (technique de mixage, parfaite élocution, connaissances musicales, sociabilité) du Disc-Jockey. Comme d'autres avant moi, j'ai eu l'immense privilège d'en être.

1985 ~ Expérience de Disquaire chez « Echo Music »

Echo Music

J'ai 15 ans. Ma scolarité va me permettre de découvrir le monde professionnel en procédant à des stages de formation d'une durée de deux semaines par mois, toute l'année, dans un magasin de mon choix. Passionné de musique, je décide de visiter les 3 principaux magasins de disques sur Ajaccio : L'Tub Music, Musica et Echo Music.

Les deux premiers semblent déjà posséder un personnel suffisamment nombreux et qualifié. Je me dirige vers Echo Music, dont le directeur n'est autre que René, un gaillard adorable vers lequel je me tourne de façon quasi-systématique pour commander des « imports » (disques importés de l'étranger avant qu'il ne soient commercialisés en France).

Il m'accepte comme stagiaire. Commence alors pour moi une nouvelle aventure : pendant 1 an (6 mois effectifs), je vais vivre ma passion musicale auprès d'un vrai disquaire qui m'apprendra tous les rouages du métier.

NB : Le magasin Echo Music n'existe plus depuis longtemps. Il était situé au 9 rue Fesch à Ajaccio. Encore aujourd'hui, lorsque je passe dans cette rue marchande ajaccienne (devenue piétonne !) et que je suis au 9 rue Fesch, je ne peux m'empêcher de m'arrêter quelques instants, pour me remémorer tous les souvenirs inhérents à cette magnifique expérience de disquaire. René m'a appris tout ce qu'il pouvait sur ce métier. Je vendais des disques et je passais (presque) toutes les commandes aux fournisseurs. C'était passionnant de communiquer avec des maisons de disques, du haut de mes 15 ans !

De nos jours, pour acheter des disques vinyles sur la Corse, une seule adresse : CD Vibrations, le magasin de mon pote André Paldacci, unique disquaire dans toute la Corse. Ce magasin est situé au 48 rue du Cardinal Fesch, à Ajaccio. Il est unique en son genre.

1986 ~ Carbone 14 : Première expérience radiophonique

  • Freevox Antenna de première génération
  • La première équipe de Carbone 14 Ajaccio

J'ai 16 ans. Je suis attendu à 14h dans les locaux d'une radio locale fraichement débarquée à Ajaccio, Carbone 14, sur le 90 mégahertz de la bande FM. C'est ma toute première audition et expérience radiophonique comme animateur et j'ai un trac fou. Pour la première fois, je visite les locaux d'une radio. C'est aussi la première fois que je me retrouve devant une Console de Mixage aussi imposante : une Freevox Antenna de première génération. Il va s'en dire que comparativement à la petite console de mixage Narwhall (5 voix) que j'ai à la maison, il y a une sacrée différence...

Je prend l'antenne de 14h à 17h. C'est ma toute première émission de radio. J'en garderai toute ma vie un très beau souvenir...

Carbone 14, RCS (Radio Corse Sud), Radio FMR, Contact FM et tant d'autres, auront été autant de stations de radio pour lesquelles j'ai animé des émissions. Mais bientôt la vie de DJ prendra le dessus pour ne plus laisser suffisamment d'espace pour la radio...

NB : Photos ci-contre, la console de mixage radio Freevox Antenna et l'équipe de Carbone 14 à Ajaccio. Entouré de blanc sur la photo, l'animateur « Néo » (Bernard Comin), Directeur d'antenne de Carbone 14 à Ajaccio.

1986 ~ Discovery : Première expérience de DJ

Quelques semaines plus tard, remarqué dans mes prestations radiophoniques, je passe une audition comme DJ dans une grande discothèque située à Porticcio, le Discovery. Elle peut contenir environs 2000 personnes et dispose de 2 pistes de danse ! Pour un jeune DJ de 16 ans, c'est vraiment énorme. Cinq autres DJ se disputent la place que je convoite. La compétition sera vive et sans pitié. D'autant qu'ils sont tous plus âgés que moi ! Usant de toutes mes capacités techniques au mixage, de ma voix claire et de mon sens inné du vocal, aidé par une bonne (mais courte) expérience musicale, je gagne la compétition.

Quelques discothèques dans lesquelles j'ai travaillé comme DJ (liste non exhaustive) :

  • Le Discovery (Ajaccio)
  • Le Caesar Palace (Porto)
  • Le Paradise (Propriano)
  • La Calèche (Propriano)
  • Le Kallisté (Propriano)
  • A Stella (Sagone)
  • Le Must (Sagone)

Cette fabuleuse expérience radio + discothèque va durer une vingtaine d'années (radio le jour, discothèque la nuit), pendant lesquelles mon attirance pour la musique et le son n'aura de cesse de s'amplifier. Plus le temps va passer, plus je vais me spécialiser dans le son. On me demandera de régler le son de toutes sortes de choses : concerts en salle et en extérieur, radio locales, discothèques, disco-mobiles,... Je vais mixer et sonoriser des groupes de musiques Corses connus et moins connus ; je passe maître dans l'art de l'égalisation et de la compression transparente. On me demande même de choisir le matériel adéquat en fonction de la situation, pour équiper des boites de nuit, des disco-mobiles et des radios locales...

NB : D'autres expériences radio se sont greffées au fur et à mesure, y compris ces dernières années pour une web-radio en 2016. Vous pouvez écouter gratuitement ces émissions « Agoractives » en ligne depuis ce lien et celui-ci.

1987 ~ Expérience en Disco-Mobile

J'ai 17 ans. Avec mon ami Antoine, nous créons une disco-mobile du nom de « Disco Connexion ». Une disco-mobile est une discothèque mobile qui permet d'animer des bals, mariages ou bien toutes sortes de soirées dansantes ou d'animations commerciales. Antoine est un gars sérieux et disponible qui aime faire les choses correctement. Nous avons du très bon matériel, de la puissance et de la qualité audio. Le son est précisé par un égaliseur Yamaha 2x31 bandes semblable à celui-ci, appuyé par un Exciter BBE Sonic Maximizer. Nos jeux de lumières sont vraiment évolués, je dirais même rarement utilisés dans le cadre d'une disco-mobile... Pendant une dizaine d'années, nous animâmes des centaines de soirées partout en Corse.

1990 ~ Programmation et développement

J'ai 20 ans. Je m'intéresse de plus en plus à la programmation informatique et au développement de logiciels. Passionné par la 3D et les jeux-vidéo, j'apprend à coder un moteur graphique et moteur de jeux. Avec l'expérience, je prend conscience que la branche 3D de la programmation est de loin la plus complexe de toutes. Rien n'est plus difficile à coder qu'un jeux-vidéo 3D de qualité. En comparaison, coder une Gestion Commerciale complète, ou bien un logiciel de comptabilité digne de ce nom, est un jeu d'enfant. En 2014, je crée une page Facebook destinée à SkyCube, un software dédié à la création de jeux-vidéo 3D, aux capacités créatives surprenantes. Pris par les événements de la vie, je n'aurai sans doute jamais le temps de le terminer.

1996 ~ Expérience en Studio d'enregistrement

Studio Évolution

J'ai 26 ans. Je souhaite voler de mes propres ailes et faire de ma passion pour le son et la musique, mon métier. Je crée mon tout premier Studio d'enregistrement multi-pistes : le Studio Évolution.

Équipé numériquement en Digidesign, console de mixage Mackie, synthétiseurs Roland JV 90, un Yamaha CS1X et sans oublier le mythique Yamaha DX7 (avec toutes ses cartes de sons), processeurs multi-effets Lexicon LXP 15 appuyé par un Alesis Quadraverb 2, micros Audio Technica...

Le Studio était situé sur les hauteurs de Porticcio, dans le rez de chaussée d'une villa qui fut vendue 4 ans plus tard. Ne réussissant pas à trouver un local parfaitement adapté pour le Studio (un studio nécessite de nombreuses retouches), je cessa l'activité.

De façon progressive, constatant le manque cruel de structure locale adéquate, de fil en aiguille ma spécialité évolua vers le monde de l'édition audio-numérique, mais particulièrement celui du pré-mastering qui me passionnait déjà depuis longtemps.

2000 ~ Premier Home-Studio

Roland TB-303

J'ai 30 ans. Avec le matériel du Studio Évolution et quelques éléments supplémentaires acquis entre temps, je monte un Home-Studio digne de ce nom pour mes besoins personnels et semi-professionnels, avec lequel je vais composer quelques mélodies. Musicien dans l'âme, j'ai donc tout le loisir de constater par moi-même les bienfaits de certains traitements (analogiques, numériques et hybrides) sur mes propres titres.

Avec les années, j'accumule quelques éléments analogiques dont l'efficacité n'est plus à démontrer. Certains d'entre eux sont tellement rares qu'ils n'existent plus dans le commerce. D'autres ne sont fabriqués que de façon artisanale ! Il faut parfois attendre 4 à 6 mois (après avoir payé) pour que l'usine de fabrication sorte le produit et l'expédie. Seuls les puristes, les vrais passionnés du son analogique s'engagent dans cette voie...


L'un des éléments analogiques acquis fut une Bass-Line extrêmement célèbre : une Roland TB-303 (TB = Transistor Bass). On se souviendra, entre autres, de la chanson de Shannon, Let The Music Play, dont la Bass-Line était produite par une TB-303. Il y en eurent beaucoup d'autres, puisque la quasi intégralité du mouvement musical Acid (1987) utilisait ce synthétiseur analogique pour les mêmes raisons.

2002 ~ Première expérience de Mastering CD

J'ai 32 ans. Un ami situé en région parisienne vient de créer un magazine bimestriel nommé « Top Secret ». Ce magazine est encore aujourd'hui disponible au rayon Science de tous les kiosques et buralistes de France. Chaque magazine papier est accompagné d'un CD-Rom informatique qui contient l'équivalent de la version papier (articles, documents, photos...), à cela près que le CD-Rom à l'avantage de contenir aussi des vidéos que la version papier ne peut exploiter autrement qu'à travers lui.

Après avoir sortie les 2 premiers numéros du magazine, mon ami rencontre une difficulté passagère et me demande une aide technique que je vais gracieusement lui accorder. Je serais assez brièvement en charge de créer les versions CD-Rom du magazine. Mon travail consistera à créer l'interface graphique utilisateur (GUI) et la matrice HTML qui la rendra fonctionnelle et compatible toutes machines (équivalent d'un fichier matriciel DDP pour un CD-Audio). Ce travail sera réalisé pour les CD-Rom de Top Secret n°3, 4 et 5. Aujourd'hui encore, 17 ans plus tard, le magazine « Top Secret » continue d'exploiter cette matrice pour ses CD-Rom.

NB : Je ne suis pas abonné à ce magazine, mais en remerciement de mes services, depuis 2002 je reçois chaque nouveau numéro dès sa parution.

2004 ~ Synthétiseurs VST et Musiques

J'ai 34 ans. Après avoir acquis une longue expérience dans le monde de la programmation et du développement - particulièrement dans la branche des moteurs de jeux-vidéos 3D - je code mes premiers synthétiseurs VST. Pour vous en convaincre, je vous propose d'écouter les quelques pistes audio ci-dessous.

Note : Tous les sons produits dans ces pistes (y compris les rythmiques) ont été conçus par des synthétiseurs VST codés par votre serviteur. Les pistes qui vont suivre ont fait l'objet d'un léger pré-mastering à partir de fichiers MP3 de basse qualité (128Kbps). Ces pistes ayant été créées sur un Hôte-VST que je n'utilise plus (j'ai codé le miens entre temps), je n'ai pas été en capacité d'exporter un fichier WAV de meilleure qualité. Les sources ci-dessous ont fait l'objet d'un export aux formats MP3 et OGG.

Stella Nova est une ballade-rock que j'ai composée il y a quelques années.
L'objectif était de tester mes émulations de guitares électriques.

The World is My Playground est une track-test orientée Techno-Hypnotic.
Énorme travail aux synthés. La voix que vous entendez est la mienne...

Orchestral Manoeuvre est une jolie track-test que j'ai composée en 2017.
L'objectif était de tester mes VST d'accompagnements symphoniques (violons).

2005 ~ Traitements numériques VST

Après avoir développé plus d'une centaine de modules VST (synthétiseurs, boites à rythmes et Fx), je crée mes premiers plugin's VST d'une gamme entièrement dédiée au pré-mastering audio-numérique. Je suis donc bien placé pour en parler et les utiliser. Ce travail est en perpétuel développement pour s'adapter aux standards du marché.

NB : Corsica Mastering est aussi bien équipé pour le mastering analogique, que numérique. Cependant les deux approches sont très différentes.

2014 ~ Expérience de Pré-Mastering sur le web

J'ai 44 ans. Je démarre une expérience inhabituelle : proposer mes services de pré-mastering bénévolement sur Internet, mais de façon temporaire. L'expérience, tout à fait inédite, va durer deux ans. Elle eut pour objectif principal de tester le marché temporairement avec ma gamme de VST orientés pré-mastering. Plus d'un millier de Tracks furent maitrisées gratuitement, ce qui me permit d'améliorer certaines de mes techniques. Doté d'un simple compte SoundCloud et d'un matériel audio minimaliste, ce fut un succès inattendu doublé d'une expérience très enrichissante, qui me permit d'établir des liens professionnels avec des indépendants et de nombreux labels, essentiellement français, anglais, allemands, italiens et espagnols.

2019 ~ Ma chaîne Youtube sur le Mastering est clôturée

Music & Mastering

J'ai 49 ans. La plateforme vidéo Youtube clôture (dans la nuit...) une chaine nommée « Music & Mastering » que j'ai créée et qui contient plus de 750 vidéos de mes prestations de pré-mastering. C'était une chaine dédiée au son des années 70/80, que je re-masterisais pour le plaisir de les ré-entendre avec une qualité sonore optimale. Ce partage faisait vraiment beaucoup d'heureux...

Si j'ai bien évidemment gardé précieusement tout ce travail, il n'en reste que peu de traces sur le web.

2020 ~ Création de Corsica Mastering

Focal Shape Twin

J'ai bientôt 50 ans. Ma gamme de VST spécialisée pour le pré-mastering numérique est opérationnelle, tout comme la partie analogique est finalisée (studio équipé en écoutes monitoring Focal Shape Twin, ci-contre).

Début 2020, la société « Corsica Mastering » (micro entreprise) est officiellement créée :

SIREN : 848 857 769
SIRET : 848 857 769 00014

Pour engendrer ses premiers bénéfices, elle aura besoin d'un site web 100% opérationnel. En mars 2020, j'achète l'hébergement du site et son domaine : corsica-mastering.com.

Je me nomme Jean-Jacques Yvars, ingénieur du son et programmeur-développeur indépendant.

NB : Le métier d'ingénieur de mastering est rare et atypique. Il n'y a pas de formation initiale spécifique. La porte d'entrée à ce métier est en tant que stagiaire d'une entreprise exerçant ce type d'activité, ou en accompagnant des artistes autoproduits. La réussite de l'activité est en fonction de la réputation que le technicien se procure vis-à-vis des différents acteurs et partenaires.

Le 2 avril 2020, je suis invité sur la radio Corse Frequenza Nostra dans l'émission « CD Vibrations » d'André Paldacci, pour une entrevue consacrée à Corsica Mastering. Depuis cette toute première intervention, j'ai été invité par André Paldacci à fournir, chaque semaine, le re-mastering audio d'un ancien Hit qu'il choisit et diffuse à l'antenne de cette radio. J'ai donc créé sur ce site une page particulière dédiée au Re-Mastering Audio de la semaine.